Page 18 - REVUE SYNDICALE 2016_2
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ACTUautonome






        L’objectif du sondage fondé sur l’échelle HAD était de fournir aux
        agents répondant un outil d’auto-évaluation destiné à mesurer leur
        degré d’anxiété et de dépression. Plus de 20% des adhérents ont
        répondu à cette enquête. Cet outil leur a permis d’obtenir en fin de
        questionnaire une évaluation personnelle sur leur état d’anxiété
        et/ou de dépression. Cette enquête totalement anonyme nous a
        cependant permis de mesurer les conditions d’anxio-dépression
        dans lesquelles les SPP et/ou les PATS évoluent. 12.3% des agents
        répondants présentent un état anxio-dépressif certain avec une
        sphère anxieuse beaucoup plus marquée. En effet, 56% des
        répondants se trouvent dans un état anxieux (16% dans un état
        d’anxiété avérée et 40% dans un état d’anxiété probable).        Taux de réponse relatif à l’incidence des cycles de travail
                                                                             sur la qualité du sommeil des agents
        La sphère dépressive décelée par cette enquête est bien moins
        alarmante et correspond probablement plus à un état réactionnel
        face à une problématique plutôt qu’à un état dépressif intrinsèque.

        La seconde partie de notre enquête avait pour but de mesurer la
        qualité de vie au travail au sein de nos SDIS. Le questionnaire basé
        sur l’enquête SUMER (surveillance médicale des expositions des
        salariés aux risques professionnels) avait pour objectif de nous
        placer dans le débat RPS. Alors que certains SDIS ne se sont toujours
        pas conformés aux obligations en la matière nées de la circulaire
        du 20 mars 2014, l’état des lieux initial est pourtant un outil à la   Graphique représentant l’impact positif sur l’état de santé physique
        portée de nos établissements ! Nous le démontrons ! Pour autant,    et / ou psychique des répondants par statut
        l’objectif n’était pas de nous substituer aux SDIS et l’enquête se
        voulait avant tout généraliste et n’avait pas pour but de proposer
        un plan de prévention tel que les SDIS auraient dû le faire depuis
        plus de 2 ans.

        Nous souhaitions identifier où se situaient les agents SPP et PATS
        des SDIS par rapport au classement effectué par la DARES (direction
        de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Vous
        avez été plus de 1 500 à nous répondre permettant une analyse fidèle
        des données ainsi collectées. La majorité des répondants sont SPP
        de catégorie C évoluant en CIS (pour 80% des agents ayant répondu
        au questionnaire). L’analyse des résultats détermine à quel point
                                                                          Taux de réponse des répondants concernant la question
                                                                  «Je me sens capable de faire le même métier qu’actuellement jusqu’à 60 et au delà...»





































                                                       l’échodes
       16 I   Magazine Edition 2  semestre 2017        Sapeurs-Pompiers
                     eme
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